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Revue de presse · Prix Erckmann-Chatrian 1926

Revue du Rhin et de la Moselle

Une belle manifestation de fraternisation lorraine

mardi 5 avril 1927 · p. 169-170


Sous les auspices de la Société Erckmann-Chatrian, de Nancy, dont une délégation venait remettre son prix annuel à notre compatriote messin J. P. Jean, délégué général du Souvenir Français de la Moselle, s'est déroulée l'autre dimanche une impressionnante manifestation d'amitié cordiale des deux villes sœurs. Reçue dans le grand salon de l'Hôtel de Ville de Metz, par M. Paul Vautrin, maire de la Ville, entouré de toute la municipalité, la délégation de Nancy, à la tête de laquelle se trouvait M. Devit, maire de cette ville, comprenant les membres du bureau de l'Association Erckmann-Chatrian, MM. Sadler, président, Pierre Hinzelin, Émile Hinzelin, nos bons confrères René d'Avril, Émile Nicolas, de l'Académie Stanislas, etc., etc. MM. le général de Lardemelle, commandant le 6e corps, gouverneur de Metz, et le colonel Deville, président de la Fédération des Lettres et des Arts, y assistaient, avec les représentants des corps constitués.

Après les souhaits de bienvenue les plus cordiaux, un déjeuner eut lieu à l'Hôtel de la Ville de Lyon et, au dessert, à l'heure des discours, chaque orateur s'efforça d'examiner la meilleure façon de travailler cœur à cœur au rapprochement des deux grandes cités, on but à cet avenir d'amitié et de concorde, puis on se rendit à l'Hôtel de Ville, où M. Vautrin, maire de Metz, développa le même thème et, aux applaudissements enthousiastes de l'auditoire, conclut ainsi : « Nous sommes placés aux créneaux de la patrie. Nancéiens et Messins, montons donc la garde ensemble, la main dans la main, la France nous regarde ! — et le monde nous observe ! »

M. Devit, maire de Nancy, insista sur l'affinité qui existe entre les deux villes, sur leurs souffrances communes après 1870, sur les sentiments d'amitié réciproque qui les unit et sur leur désir de créer une fusion indispensable à la prospérité de chacune d'elles.

Après quoi, M. Sadler remit à M. J. P. Jean la médaille et le prix de 500 francs de la Société Erckmann-Chatrian, en rappelant les titres du lauréat puis après une réponse émue de M. Jean et une conférence remarquable de M. Hinzelin, sur la proposition de M. Vautrin, pour clôturer cette belle fête de fraternité lorraine, un télégramme de sympathie fut adressé à M. Raymond Poincaré, dont l'assistance acclama le nom.

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