Aller au contenu
Logo du Prix Erckmann-Chatrian Prix Erckmann-Chatrian Le Goncourt lorrain · depuis 1924
Revue de presse · Prix Erckmann-Chatrian 1954

Le Républicain lorrain

M. Georges Coanet a été proclamé lauréat du 25ᵉ Prix Erckmann-Chatrian

dimanche 7 novembre 1954 · p. 2 et 6


Le comité Erckmann-Chatrian a décerné son prix

Metz, Hôtel Métropole, 6 novembre 1954 : les personnalités et le lauréat, Georges Coanet (troisième en partant de la gauche), pendant le discours de M. Georges Sadler (Le Républicain lorrain, 7 novembre 1954).
Metz, Hôtel Métropole, 6 novembre 1954 : les personnalités et le lauréat, Georges Coanet (troisième en partant de la gauche), pendant le discours de M. Georges Sadler (Le Républicain lorrain, 7 novembre 1954).

Le jury du Prix Erckmann-Chatrian, qui a siégé hier à l'Hôtel Métropole à Metz, sous la présidence de M. Georges Sadler, a attribué le Goncourt Lorrain 1955 à notre collaborateur Georges Coanet. — Sur notre photo : les personnalités et le lauréat (troisième en partant de la gauche) pendant le discours de M. Georges Sadler. (Voir notre information en page régionale.)

En page 6.

METZ. — Hier, dans le cadre du Club du Métropole à Metz, s’est réuni le Comité Erckmann-Chatrian, afin de désigner le lauréat de son 25ᵉ prix. Autour du président Sadler se trouvèrent tous les membres du jury, à savoir : MM. Cressot, Dimoff, Alliot, Schneider, professeurs de Faculté ; Braye, de Bar-le-Duc ; Fresse, de Gérardmer ; Garçot, de Nancy ; Vert et R. Bour, professeurs à Metz.

M. Schneider, rapporteur, rappelle que depuis octobre, le jury avait d’abord retenu trois ouvrages sur une quinzaine présentés, mais indiqua qu’un des trois candidats ayant été primé depuis, sa candidature ne pouvait plus être retenue. Finalement, au premier tour de scrutin, 4 voix allèrent à L’Âme des violons, roman de Louis Pitz, professeur à Épinal, roman consacré au drame de la lutherie qui se meurt ; 5 voix désignèrent le lauréat Georges Coanet, rédacteur et critique d’art (Gessey) au Républicain Lorrain, pour son œuvre Metz pour nous deux, où il a rassemblé d’agréables choses dues à l’artiste Camille Hilaire et remarquablement éditée par la Maison Paul Even.

Courriériste d’art et journaliste connu, Georges Coanet est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La Terre m’a dit, Crucifixion, qui font avec l’ouvrage nouveau une trilogie où le verbe s’allie à l’image, où l’œuvre littéraire se marie harmonieusement à l’œuvre artistique signée d’artistes de renom.

Metz pour nous deux est une pittoresque esquisse d’un Metz inconnu, d’un Metz galant sous un jour inédit et conté en prose par un poète qui a senti battre l’âme de la vieille cité et qui en brosse un tableau charmant. Dans les pages, apparemment capricieuses, on songe à Verlaine.

Après la séance du jury, un déjeuner aux chandelles fut servi par les soins de M. Jean-Marie Mébille, qui avait tenu à mettre à l’unisson d’une aussi docte assemblée. Outre les membres du comité, on releva la présence de MM. Hayem, secrétaire général de la préfecture ; Salin, membre de l’Institut ; de l’intendant général en retraite Coanet, père du lauréat, et de plusieurs personnalités du monde littéraire et artistique lorrain. Au dessert, plusieurs allocutions furent prononcées et M. Sadler lut tout particulièrement un message que venait de lui adresser le président de la République, M. Coty, à l’occasion du 40ᵉ anniversaire du Comité Erckmann-Chatrian.

Signalons enfin que l’heureux lauréat dédicacera son œuvre, samedi prochain, à 17 heures, à la librairie Even.

↑